Créer son blog



Contactez l'auteur
Catégories

Accueil
Accord
Acquiescement
Admiration
Affirmation
Agacement
Agacement
Analyse
Analyse
Annotation
Apparté
Approbation
Argumentation
Attestation
Aveu
Colère
Commentaire
Confession
Confirmation
Considération
Constatation
Critique
Déduction
Digression
Doute
Émotion
Étonnement
Exaltation
Exemple
Explication
Hésitation
toutes...
Notes récentes
Sa Moreira Régis de, Mari..
[4/12/2008]

Mably Gabriel Abbé de, De..
[2/12/2008]

Espitallier Jean-Michel, ..
[30/11/2008]

Tolstoï Léon, Les cosaque..
[29/11/2008]

Bassmann Luc, Mille neuf ..
[27/11/2008]




[06/10/2008 10:22]
Bonaparte Pierre-Napoléon, Un mois en Afrique

"Nous arrivâmes de bonne heure à l'étape d'Aïn-Mélilla, où ma tente fut bientôt dressée près de la fontaine. Les eaux abondantes qui en découlent, forment un long marais qui s'étend de l'est à l'ouest et qui, par sa végétation et les oiseaux aquatiques qui le peuplent, égaie un peu la triste vallée où nous nous trouvions. Elle est surplombée de deux montagnes arides qui semblent s'observer, et les Arabes de la tribu voisine nous assurèrent, sans perdre leur sérieux, qu'à certains jours, les deux colosses de granit s'avancent l'un vers l'autre dans la plaine et s'entrechoquent dans une lutte fantastique. Ces braves gens à imagination poétique s'appellent les Smouls, et comptent parmi nos plus sûrs alliés. Un de leurs chefs, à figure biblique encadrée dans un bournous blanc comme neige, vint me saluer et m'offrir la «diffa». Elle consistait dans un grand plat de bois, à pied, comblé de «couscous» et de viandes. Ce chef me dit qu'il savait que j'étais non seulement le frère du sultan des Français, mais le fils d'un prophète, et qu'il n'avait rien à me refuser. J'usai de son hospitalité, en lui demandant du lait qu'il nous procura aussitôt, et que l'ardeur produite par le sirocco nous rendit extrêmement agréable avec du thé. La nuit, des voleurs de chevaux vinrent rôder autour de nos tentes; mais les chiens des «douairs» voisins firent un tel vacarme qu'ils les éloignèrent. Réveillés par leurs aboiements, nous entendîmes dans le lointain le rugissement d'un lion."

Méditation d’Oriane (crayon de couleur verte): que de souvenirs m’évoquent un tel passage! Bien sûr les épisodes auxquels je pense n’étaient pas à Aïn-Mélilla et je ne sais si les accueils que nous avons reçus à diverses reprises dans le vide apparent du désert était celui des Smouls, probablement non… Mais l’hospitalité était identique même si, parfois, nous nous apercevions ensuite qu’elle n’avait été que de façade et parfois même faite pour tromper.

Contexte:
Pierre-Napoléon Bonaparte





Commentaires

Poster un commentaire
Nom:


Email:


Titre:


Commentaires:

Cliquez sur les Smilies pour les insérer dans votre message:
                  

Cliquez sur les boutons suivants pour ajouter du BBCode dans votre message:
BBCode: URLBBCode: Adresse EmailBBCode: Charger une image provenant du WebBBCode: GrasBBCode: ItaliqueBBCode: QuoteBBCode: CodeBBCode: Code d'ouverture de listeBBCode: Points de listeBBCode: Code de fermeture de liste

Code de sécurité:





Albums photo







Soyez averti lors de l'ajout d'une nouvelle note sur ce blog

Envoyez l'adresse de ce blog à un(des) ami(s)



visites
Photos récentes
Un service de Space-Blogs.com: créer un blog - partenaire: plongée